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4. Langue
Les troubles de la phonation en rapport avec une atteinte de la cavité buccale et de ses
éléments sont rares et peuvent justifier une IPP de 0 à 10%.
Cest seulement lorsque les troubles de la phonation perturbent gravement la fonction
de communication quun taux supérieur sera envisagé.
Les perturbations du goût sont souvent associées aux troubles de lodorat.
5. Séquelles sensitives et motrices (algies, paralysie faciales)
Les atteintes motrices (nerf facial) peuvent saccompagner de spasmes faciaux. Les
taux ci-dessous ne tiennent pas compte déventuels troubles oculaires associés.
- Paralysie faciale unilatérale totale et définitive
20 %
- Paralysie faciale unilatérale partielle
5 à 15 %
Il convient de faire la part entre la gêne fonctionnelle et latteinte esthétique qui ne
seront pas confondues, mais analysées chacune pour elle-même.
Les atteintes sensitives concernent le nerf trijumeau et ses branches.
- nerf sous-orbitaire
1 à 5 %
- nerf dentaire inférieur (avec ou sans incontinenc
labiale).....................................................
1 à 5 %
- nerf lingual (face dorsale de la langue, avec fréquentes
morsurs de celle-ci et algies)
.
1 à 5 %
G. Crâne, vôute
En labsence datteinte dure-mérienne ou de confusion cérébrale, les séquelles dune
fracture de la voûte crânienne peuvent être nulles. Ce nest pas la fracture qui, par elle-même,
justifie un pourcentage dincapacité, mais les troubles associés (syndrome déficitaire,
syndrome subjectif).
Rappelons quen droit commun les réservcs sont implicites, la victime pouvant
toujours demander une nouvelle évaluation de son dommage en cas daggravation de celui-ci.
Un " risque " dépilepsie ou de complication infectieuse ne saurait justifier un taux
dincapacité, mais un risque peut être préjudiciable lorsquil entraîne une contre-indication à
lexercice dune activité bien précise.
Toutefois, la perte de substance non comblée, avec battements dure-mériens et
impulsions à la toux, peut, pour les contraintes quelle entraîne, justifier un taux de
5
à 10 %.
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