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Lévaluation dépend donc des modifications imposées à la vie quotidienne et du
résultat des explorations fonctionnelles.
Les limites de ce barème ne permettent pas dentrer dans les détails.
Seules sont donc données des indications schématiques permettant une évaluation par
extrapolation.
A. Atteintes de la fonction respiratoire
Les critères cliniques dappréciation sont la dyspnée, la cyanose, la tachycardie,
lampliation thoracique, accessoirement la diminution de la sonorité ou du murmure
vésiculaire.
Des examens complémentaires sont le plus souvent indispensables ;
- examens spirographiques : capacité vitale, V.E.M.S. coefficient de Tiffeneau,
volume résiduel.
- examen radiologique avec, dans certains cas, des épreuves dynamiques mettant en
évidence des troubles de la cinétique thoraco-diaphragmatique et un épaississement pleural ;
- éventuellement test de transfert du CO pour apprécier le retentissement dune
amputation parenchymateuse ou plus exceptionnellement dorigine pleurale ;
- électrocardiogramme lorsquexistent des signes cliniques de retentissement
cardiaque.
Linterprétation du déficit fonctionnel objective par les explorations fonctionnelles
respiratoires na de valeur que sil est fait référence aux tables de valeurs théoriques utilisées
(en général tables de la CECA).
Le pourcentage chiffré du déficit mesuré par les épreuves fonctionnelles respiratoires
ne doit pas être confondu avec le pourcentage dincapacité partielle permanente.
Lexpert doit savoir distinguer ce qui appartient à létat antérieur et ce qui résulte de
laccident. Les séquelles traumatiques réalisent le plus souvent un syndrome restrictif. Tout
syndrome obstructif est à interpréter avec prudence.
1. Insuffisance respiratoire légère
.. 0 à 5 %
Dyspnée napparaissant quaux efforts importants. Activités habituelles conservées.
2. Insuffisance respiratoire modérée
.. 0 à 30 %
Dyspnée pouvant apparaître dans les activités nécessitant un certain effort, mais nentravant
pas sensiblement la vie quotidienne. Gêne due aux précautions que le sujet doit prendre pour
éviter certaines activités.
3. Insuffisance respiratoire notable
30 à 60 %
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