BULLETIN  D’INFORMATION ECONOMIQUE DU TROISIEME TRIMESTRE  2001

 

B.   Le budget de l’Etat au 30 Septembre  2001

                        I – Les opérations financières de l’Etat

                        1. Recettes et dons

Les recettes totales de l’Etat au  30 septembre 2001 qui s’élèvent 20,330 milliards de FD sont marquées par une réduction de 6 % par rapport à celles enregistrées au cours de neuf premier mois de l’année précédente. Cette baisse s’explique par la contre performance des impôts indirects et des Dons officiels.

Pour une prévision annuelle de 30,502 milliards de FD, le taux de réalisation s’établie  à 67% est en léger retrait par rapport à celui de la même période en 2000 (70 %).

a)      Les recettes budgétaires

Les recettes budgétaires connaissent une légère hausse de 2,5 % par rapport à celles de septembre 2000 en passant de 16,778 milliards FD à 17,188 milliards FD.

          Les impôts directs encaissé se sont élevés à 6,954 milliards FD soit une hausse de 13 % par rapport à ceux du 30 septembre 2000. Tous les postes ont enregistré des hausses, les plus significatifs ont été les recettes au titre des « bénéfices industriels et commerciaux et non commerciaux » (521 millions) et ceux relatifs aux « impôts sur les sociétés » (1,095 milliard) qui ont respectivement augmenté de 65 % et de 50 %. Cette performance est le fruits à la fois d’une importante émission  et d’une meilleure recouvrement. A cela, il faudra ajouter la réalisation d’un bon résultat financier des entreprises sur l’exercice précédent.

           Enfin, pour une prévision annuelle de 9,856 milliards FD, le taux de réalisation des impôts directs s’établie à 70,5 % à trois mois de la fin de l’année.

           Les impôts indirects recouvrés à la date du  30 septembre 2001 s’établissent à 7,607 milliards FD contre 8,192 milliards FD pour la période correspondante de 2000 soit une baisse de 7 %. Cette réduction provient de la chute de 10 % enregistrée par les recettes de la TIC et de 7 % constatée sur la surtaxe de Khat.

            Les principales causent de cette contre performance ont été :

-          baisse des importations par rapport à l’année 2000,

-          fermeture de la frontière somalienne,

-          baisse du prix des produits pétrolier,

-          baisse du volume de khat importés, 

             Les recettes non fiscales s’élèvent à   1,806 milliards FD soit une hausse de 7,6 % comparées à celles du 30 septembre 2000. Le poste « Taxes et Redevance pour services rendus » qui s’établie   à 819 millions FD a dégagé une importante plus value de 567 millions FD par rapport à septembre 2000 soit un  accroissement de 225 %. Ce sont les  redevances sur les produits pétroliers qui passent de 154 millions FD à 544 millions FD entre les deux  périodes.

b)      les dons officiels

Les dons reçus de nos partenaires au développement se chiffrent au 30 septembre 2001 à 3,142 milliards FD contre 4,878 milliards FD en septembre  2000, soit une baisse importante de 35 %.

         Les dons non affectés ( fongibles ) prévus pour l’année 2001 étaient de 1051 milliards FD, et à la date du septembre 2001 aucun décaissement n’a été  effectué. Quant aux  dons affectés aux dépenses courantes, ils ont diminué de 11 % par rapport à ceux de septembre 2000.

2- Les Dépenses

Les dépenses totales de l’Etat au 30 septembre 2001 se sont élevées à 20,336 milliards FD soit en baisse de 16,6% par rapport à celle de la même période de l’année 2000. 

            La baisse constatée dans le poste des salaires relève plutôt du mode de comptabilisation. En effet, le montant des salaires enregistré dans le TOFE correspondait un montant des salaires dus. Depuis la mission de la deuxième revue du FMI, il a été convenu d’inscrire dans le TOFE le montant des salaires réellement ordonnancé par la Direction des Finances.

            S’agissant des dépenses courantes, elles se sont établies à 15,974 milliards FD contre 19,293 milliards FD en septembre 2000 soit une diminution de 17% .Pour une prévision annuelle de 24,470 milliards FD en 2001, il ressort un taux de réalisation de 56%, soit une économie   importante par rapport à septembre 2000 où on relevait un taux de 75 % .

           L’ensemble des postes des ces dépenses ont enregistré une baisse,  les plus significatifs en valeur absolue ont été  les postes de « Transferts » (- 844 millions FD) et du « Matériel » (- 684 millions FD).

     Les dépenses Sociales ( Education, Santé, etc… ) sur financement extérieur qui s’élèvent à 2,838 milliards sont restées stables par rapport à celles de la même période de l’année 2000 (-0,07 %).

         En s’établissant à 1,524 milliard FD à fin septembre 2001 les dépenses d’investissements ont enregistré un taux d’exécution de 58% contre 86% en septembre 2000. La faiblesse et surtout la tendance à la baisse de ce taux sont des signes révélateurs des difficultés rencontrées dans l’exécution des différents projets.

 3- Le solde budgétaire

Au total, le budget  de l’Etat à la date du 30 septembre 2001 a dégagé un léger déficit (base ordonnancement) de 6 millions FD contre 2,747 milliards  FD pour la même période de l’année 2000, soit un baisse importante de 99,7%. Ce déficit serait absorbé si le niveau des dons officiels était au moins équivalent à celui de septembre 2000.

Par ailleurs , le solde « Recettes budgétaires- Dépenses courantes » au 30 septembre 2001 affiche un excédent  de 1,214 milliard FD et s’est nettement amélioré comparé à celui de la même période de l’année 2000 qui s’élevait  à    – 2,515 milliards FD. Cet excédent est le fruits d’une maîtrise des dépenses courantes par l’application du plan de trésorerie et par un important taux de recouvrement des recettes budgétaires.

Tableau des opérations financières de l’Etat au 30 septembre 01

                                                                                        En Millions FD

 

Sep. 00

Sep. 01

Variation

   Recettes et Dons (1)

21 656

20 330

- 6 %

l Recettes budgétaires

-          impôts directs

-          impôts indirects

-          Enregistrement, vignette, timbres

-          Recettes non fiscales

l Dons officiels

16 778

  6 143

  8 192

     766

  1 677

  4 878

17 188

6 954

7 607

  812

1 806

3 142

+ 2,5 %

+ 13 %

  - 7 %

+ 7 %

+ 7,6 %

- 35 %

  Dépenses totales (2)

24 403

20 336

- 16,6 %

l Dépenses courantes

-          Salaires

-          Matériel

-          Entretien

-          Transfert

-          Intérêts

l       Dépenses Sociales (financement extérieur)

l Dépenses d’investissements

-          Budgétaire

-          Financement. Extérieur

19 293

11 363

  4 192

     398

  2 951

     289

  2 836

  2 274

     376

  1 898

15 974

9 857

3 508

   318

2 107

  184

2 838

1 524

   210

1 314

- 17 %

- 13 %

- 16 %

- 20 %

- 28,6 %

- 52,6 %

- 0,07  %

- 33 %

- 44 %

- 30 %

    Solde base ordonnancement  (1) – (2)

    - 2 747

- 6

- 99,7 %

    Recettes budgétaires - Dépenses courantes

- 2 515

+ 1 214

- 148 %

Source : Trésor National et CAPAS