S Y N T H E S E
Sur la base des statistiques et des
informations économiques disponibles au terme du neuvième mois de l’année
(Septembre 2001), il ressort qu’à l’exception de certaines zones d’ombre,
l’économie djiboutienne s’est globalement bien portée au cours du 3ème
Trimestre de l’année en cours. En témoignent les indicateurs et les
tendances d’évolution mentionnés tout au long du présent bulletin. Il est
sans doute opportun d’en avancer un certain aperçu ci-dessous :
Tout d’abord concernant la gestion budgétaire de l’économie, force est de
constater la réalisation d’une importante performance dans le processus de
l’assainissement financier. En effet, le déficit budgétaire (base
ordonnancement) n’a guère dépassé les 6 millions de FD au terme du neuvième
mois de l’année 2001, alors qu’à la même époque de l’année 2000 il était
de presque 2,8 milliards FD. De surcroît, le résultat serait un net excédent
de 1730 millions si au moins les dons officiels avaient gardé leur niveau de
septembre 2000. Cette performance sans précédent, est sans doute le fruit
d’une maîtrise accrue des dépenses publiques suite à l’adoption ces
derniers mois d’un plan de trésorerie strict conjuguée à un effort plus
important dans l’émission et le recouvrement des impôts.
S’agissant des prix à la consommation en vigueur sur le marché de la
capitale, il s’avère une fois encore que l’inflation est largement
jugulée et que la variation de l’indice général des prix sur les
douze derniers mois a été de l’ordre de 2,4 %. De plus, une légère
diminution de 0,4 % des prix a été constatée entre juin et septembre 2001. Si
cette tendance se confirme dans le prochain mois, le taux d’inflation annuel
ne devrait pas dépasser le chiffre de 2%.
Concernant l’évolution de la situation monétaire, il est à signaler que
l’endettement public auprès du système bancaire a régressé de 12% par
rapport à celui observé en septembre 2000.
Sur le plan des investissements publics, les 9 premier mois de l’année en
cours ont été marqués par un changement notable dans l’affectation des
ressources. En effet, si pendant la même période de l’année 2000, c’étaient
surtout les secteurs de l’éducation et de la santé qui ont absorbé presque
80 % de l’enveloppe totale ; en revanche durant l’année 2001, leur
part n’a pas dépassé le taux de 24% pour céder la première place aux
investissements dans le secteur des
infrastructures et des équipements (44 %), notamment par la mise en œuvre des
projets dans les domaines de l’assainissement et de la voirie, suivis par les
projets entrent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ( Affaires
sociales) qui ont bénéficié de plus de 30 % des affectations.
Au niveau de l’emploi et de la création de nouvelles activités, ce sont
toujours les secteurs de domestiques, BTP, et le commerce qui sont les
principaux pourvoyeurs de nouvelles embauches.
Le Transport sous ses différentes facettes est sans doute le secteur moteur du développement à Djibouti. D’après les chiffres avancés dans ce bulletin, le transport maritime et son corollaire le